Le remarquable harmoniciste Français Sébastien Charlier nous fait un beau cadeau avec cet album essentiellement co
-écrit par l'exquis Benoît Sourisse au piano (et fender sur le titre 4).
Sébastien parvient à nous émerveiller avec un instrument longtemps cantonné au Blues et si difficile à maîtriser
dès que l'on décide de s'atteler à l'improvisation Jazz.
Ici, la maîtrise technique touche à la perfection. Une si remarquable technique ne pouvait prendre son envol et
s'effacer qu'au travers et au profit de belles compositions, finement agencées sur le CD.
Le rôle de la mélodie est extrêmement important dans les composition de ce jeune musicien, c'est sur cette base
qu'il décide de développer ses idées enrichissant sans cesse ses improvisations, éblouissant sur "une binchoise
entre nous" et les autres...
"Le Blues de Flamel" (titre 5) est une autre occasion de mettre en valeur le talent des grands musiciens qui
accompagnent Sébastien : une rythmique qui bat son plein avec André Charlier à la batterie et Marc-Michel
Lebévillon à la contrebasse.Le piano de Benoît Sourisse et l'harmonica de Sébastien en profitent pleinement et
s'amusent autour pour notre plus grand bonheur. Autant de nuances sur un seul harmonica diatonique laissent
rêveur...
Un album qui dément que l'harmonica diatonique est un instrument limité. Le souffle magique de Sébastien (dont
l'origine et la source ne sont certainement pas seulement situées autour du diaphragme...), rend chaque note
limpide et si claire.
Un travail d'orfevre qui comblera tous les amoureux de la bonne musique, ne manquez pas l'occasion d'écouter cet
Album.
Marcelo Tchechenistky
http://www.discos-argentinos.com.ar
"...Un public venu nombreux pour apprécier le virtuose de l'harmonica Jazz Sébastien Charlier accompagné du guitariste Nicolas Espinasse. Ce succès provient de la qualité exceptionnelle de leur récital, de quoi justifier le "parrainage" du violoniste Didier Lockwood à l'égard du répertoire de Sébastien : un enchantement aux 8ème Musicales d'Anoux !..."
Le Républicain Lorrain (11/2005)
" Ce qui frappe le plus chez ce jeune musicien, c'est sa capacité à la laisser sa technique impressionnante s'effacer derrière la musique et l'émotion… "
Echo du centre
" Sébastien Charlier a choisi de porter le vocabulaire bebop sur le diatonique. Ce choix, assumé avec une belle décontraction sur les ballades, lui assure une expressivité très originale et très émouvante. Performance. "
Franck Bergerot (Jazzman)
" Sébastien sait emmener l'harmonica un peu plus loin sans pour autant l'éloigner du cœur "
Jean-Jacques Milteau
" Sébastien fait honneur à l'harmonica, son dernier disque " Diatonic Revelation " est un petit bijou… "
Jean-Charles Buecher (Harmonica de France Federation)
" Ses révélations diatoniques le mettent en pleine lumière, dans le fort louable souci de raconter quelque chose à l'auditeur. Son harmonica chante comme il faut, la tête dans les étoiles et les pieds sur terre. Ca swingue chaleureux et ça met de bonne humeur."
Mathieu Devert (Jazz Magazine)
" Sébastien sait s'aventurer vers des zones inconnues là où seul le talent peut s'engager. Comptine avec Didier Lockwood au violon est une " Diatonic Revelation ", le Blues de Flamel co-composé avec Benoît Sourisse un morceau d'impro superbe, sa Fantaisie Nocturne un souffle magique. "
Françoise Jallot (ACCORDEON & accordéonistes)
" Un harmoniciste qui ne doit rien à Toots Thielemans ou à Jean-Jacques Milteau, découvert dans un excellent CD de la sélection Didier Lockwood, ici dans l'un des temples du jazz à Paris. Un baptême en quelque sorte. "
Sortir Obs (le guide des spectacles d'Ile de France)
" Avec son label " Ames " Didier Lockwood a choisi de mettre en avant des artistes bien connus de la scène jazz comme les pianistes Niels Lan Doky ou comme son frère Francis Lockwood mais aussi en s'ouvrant à quelques talents confirmés comme la chanteuse Laurence Allison ou l'harmoniciste Sébastien Charlier que certains découvriront ici.
L'album qu'il nous présente ici est un album sympa placé sous l'angle de la gaîté et de l'humeur baladeuse. Ça commence en s'amusant avec ce Spopondrilloche mené en ouverture à train d'enfer et que l'on a peu de chance d'entendre dans les écoles de musique (où l'harmonica n'est d'ailleurs pas enseigné) et cela se poursuit en rencontres de rues, en ballades et en guinche aux allures de samba (Une Binchoise entre nous). Il faut dire que Sébastien Charlier avec son harmonica diatonique que l'on dit en principe peu adapté au jazz parvient avec merveille à varier les atmosphères et les climats par son phrasé et ses attaques particulièrement nuancées. La modulation de son timbre l'amène à trouver des nuances que l'on croirait réservées au chromatique. On dit de lui que lorsqu'il faut 10 trous pour faire une note à Bob Dylan, il faut au contraire un seul trou à Sébastien Charlier pour faire 10 notes.
Parfois proche bien sûr de l'univers d'un Toots Thielemans, référence incontournable mais dont Charlier sait s'émanciper, cet album respire la poésie des Corons, les atmosphères embrumées des villes silencieuses (Pluie d'octobre) et l'amitié des pintes de bière entre amis. Avec nos références cinématographiques on le jurerait aussi sorti d'un film d'Audiard, comme dans ce début de Fantaisie Nocturne. Accompagné par un Benoît Sourisse particulièrement remarqué, surtout lorsqu'il passe au Fender, cet album est empreint d'une vraie humanité.
Didier Lockwood de passage s'invite discrètement sur un titre (Comptine). Charlier joue et s'amuse et nous glisse de ci de là quelques références clichés de l'harmonica en guise de clins d'œil plutôt amusants. Le dernier morceau de l'album qui se termine en solitude, a capella (Fantaisie nocturne), dans un face à face avec nous même, vient refermer cette parenthèse enchantée, ce moment de fraternelle chaleur. "
Jean Marc Gelin (DNJ n°20 février 2006)
